Activité : Luthier
Période : 1906 - 1996
Biographie : Pierre Claudot, dit le Pézot, est né à Mirecourt en 1906. Il descend d'une longue lignée de luthiers, mais n'a connu parmi eux que l'un de ses oncles, François Claudot, luthier à Dijon (auquel succèdera Albert Claudot, son frère aîné).
Son père, Félix Claudot, luthier à Mirecourt, est décédé un mois après sa naissance, aussi la vie des ateliers ne lui était pas familière avant son apprentissage. A 12 ans, après le certificat d'étude, Pierre obtient un emploi de commissionnaire dans une banque. Sa mère, veuve, ne veut pas qu'il soit luthier. Il parvient à la convaincre grâce à l'instauration nouvelle, en 1920, d'un apprentissage rémunéré, destiné à former des luthiers d'art capables de fabriquer un violon complet (par opposition à la lutherie manufacturée où des ouvriers se spécialisent dans la fabrication de certaines pièces).
Après deux ans et demi d'apprentissage avec Camille Poirson et Marius Didier chez Thibouville, il travaille encore six mois dans cette maison. Puis il est sollicité par Amédée Dieudonné, luthier qui revient de Bruxelles et introduit des modèles d'instruments différents de ceux qu'on utilise alors à Mirecourt.
Après avoir travaillé trois ans chez Dieudonné, Pierre Claudot part à Marseille le 15 janvier 1928 âgé de 21 ans et demi pour être embauché par la maison Granier, installée 14 rue Paradis depuis 1877.
A travers sa carrière de luthier, il a vécu l'histoire du 20e siècle : de la crise économique mondiale des années 1930 - qui pousse son employeur à Marseille, le luthier Denis Granier, à abandonner la lutherie et à lui céder son entreprise. Pierre Claudot s'associe en 1933 à André Granier (fils d'André et neveu de Denis), puis en devient propriétaire en 1937- jusqu'à la seconde guerre mondiale qui maintient le commerce dans un fragile équilibre. Au lendemain de la guerre, la profession connaît de nouvelles difficultés face au développement des techniques d'enregistrement audio entraînant la disparition de nombreux orchestres. Pierre Claudot situe enfin une renaissance de la profession à partir des années 1960, due entre autres à un retour culturel à la musique et à l'apprentissage d'un instrument par les nouvelles générations.
Il cède son atelier à Philippe Bodart en 1973 pour prendre sa retraite. Pierre Claudot se retire à une trentaine de kilomètres de Marseille, à la La Bouilladisse, où il s'éteint en 1996.
Source de la notice : Musée de Mirecourt
Son père, Félix Claudot, luthier à Mirecourt, est décédé un mois après sa naissance, aussi la vie des ateliers ne lui était pas familière avant son apprentissage. A 12 ans, après le certificat d'étude, Pierre obtient un emploi de commissionnaire dans une banque. Sa mère, veuve, ne veut pas qu'il soit luthier. Il parvient à la convaincre grâce à l'instauration nouvelle, en 1920, d'un apprentissage rémunéré, destiné à former des luthiers d'art capables de fabriquer un violon complet (par opposition à la lutherie manufacturée où des ouvriers se spécialisent dans la fabrication de certaines pièces).
Après deux ans et demi d'apprentissage avec Camille Poirson et Marius Didier chez Thibouville, il travaille encore six mois dans cette maison. Puis il est sollicité par Amédée Dieudonné, luthier qui revient de Bruxelles et introduit des modèles d'instruments différents de ceux qu'on utilise alors à Mirecourt.
Après avoir travaillé trois ans chez Dieudonné, Pierre Claudot part à Marseille le 15 janvier 1928 âgé de 21 ans et demi pour être embauché par la maison Granier, installée 14 rue Paradis depuis 1877.
A travers sa carrière de luthier, il a vécu l'histoire du 20e siècle : de la crise économique mondiale des années 1930 - qui pousse son employeur à Marseille, le luthier Denis Granier, à abandonner la lutherie et à lui céder son entreprise. Pierre Claudot s'associe en 1933 à André Granier (fils d'André et neveu de Denis), puis en devient propriétaire en 1937- jusqu'à la seconde guerre mondiale qui maintient le commerce dans un fragile équilibre. Au lendemain de la guerre, la profession connaît de nouvelles difficultés face au développement des techniques d'enregistrement audio entraînant la disparition de nombreux orchestres. Pierre Claudot situe enfin une renaissance de la profession à partir des années 1960, due entre autres à un retour culturel à la musique et à l'apprentissage d'un instrument par les nouvelles générations.
Il cède son atelier à Philippe Bodart en 1973 pour prendre sa retraite. Pierre Claudot se retire à une trentaine de kilomètres de Marseille, à la La Bouilladisse, où il s'éteint en 1996.
Source de la notice : Musée de Mirecourt
Objets associés
N° d'inventaire | Type d'objet | Auteur | Millésime | |
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2011.1.2 | Ténor de viole | 1969 | Voir + | |
2011.1.3 | Dessus de viole | 1967 | Voir + | |
2011.1.4 | Pardessus de viole | 1973 | Voir + | |
2017.1.1 | Violon | 1923 | Voir + | |
2017.1.2 | Alto | 1985 | Voir + |